Notre obédience : l’Ordre Maçonnique Mixte International “LE DROIT HUMAIN”

 

A) Principes et caractéristiques :

Les principales caractéristiques de l’Ordre Maçonnique Mixte International «LE DROIT HUMAIN» sont : la mixité, l’internationalisme, l’adogmatisme et la continuité initiatique  du 1er au 33e Degré d’après le «Rite Écossais Ancien et Accepté». Ces points sont explicités dans la déclaration de principe, la «Constitution Internationale», régissant le fonctionnement de l’ensemble de l’organisation, et dont voici ci-dessous les lignes essentielles.

Principes de l’Ordre Maçonnique Mixte International “Le Droit Humain” :

Article 1

L’ordre Maçonnique Mixte International LE DROIT HUMAIN affirme : l’égalité de l’homme et de la femme.

En proclamant LE DROIT HUMAIN, l’Ordre veut qu’ils parviennent sur toute la terre à bénéficier, d’une façon égale, de la justice sociale, dans une humanité organisée en sociétés libres et fraternelles.

Article 2

Composé de Francs-Maçons, hommes et femmes fraternellement unis, sans distinction d’ordre racial, ethnique, philosophique ou religieux, l’Ordre s’impose, pour atteindre ce but, une méthode rituelle et symbolique, grâce à laquelle ses membres édifient leur Temple à la perfection et à la gloire de l’humanité.

Article 3

Respecteux de la laïcité de toutes les croyances relatives à l’éternité ou à la non-éternité de la vie spirituelle, ses membres cherchent, avant tout, à réaliser sur la terre et pour tous les humains, le maximum de développement moral, intellectuel et spirituel, condition première du bonheur qu’il est possible à chaque individu d’atteindre dans une humanité fraternellement organisée.

 

B) Origines et historique de notre obédience :

L’Ordre Maçonnique Mixte International “LE DROIT HUMAIN” a pu voir le jour grâce au courage et à la ténacité de quelques Frères Maçons. Ainsi, dans les années 1870-1880 des discussions s’engagèrent dans des Loges masculines en faveur de l’initiation des femmes.

Elles aboutiront le 14 janvier 1882 avec l’initiation de notre illustre fondatrice, la Soeur Maria Deraismes (auteur, conférencière et journaliste). Les remous provoqués par son Initiation au sein même de sa Loge amenèrent Maria Deraismes à s’en retirer. Maria Deraismes, réduite à l’état de maçonne sans atelier, et Georges Martin (Conseiller général et Sénateur) qui cherche à faire admettre des femmes au sein de la Grande Loge Symbolique Écossaise, élaborent discrètement, à partir de 1891, une structure maçonnique destinée à recevoir de futures maçonnes. De juin 1891 à mars 1893, des rencontres informelles, auxquelles assistent des féministes, se déroulent chez Maria Deraismes. En 1893, 16 autres femmes seront initiées, reçues au grade de Compagnon puis élevées à la Maîtrise.

Le 4 avril 1893, les fondateurs signèrent la Charte de «La Grande Loge symbolique Ecossaise Mixte de France LE DROIT HUMAIN» reconnue par la Loi française. Le 6 février 1894, Maria Deraismes meurt et sa sœur Anna Féresse-Deraismes lui succède.

Dès 1895, l’Ordre Maçonnique Mixte International «LE DROIT HUMAIN» créa de nouvelles Loges en France. En 1896, la première Loge étrangère voit le jour à Zurich. Bien que n’ayant survécu que 10 ans, elle amena les fondateurs de «La Grande Loge symbolique Ecossaise Mixte de France LE DROIT HUMAIN» à envisager la création d’une structure internationale. Le 12 juin 1901, le «Suprême Conseil Universel Mixte International» fut constitué à Paris. Des Loges seront ensuite créées en Angleterre (1902), aux Etats-Unis (1903), aux Pays-Bas (1905), en Belgique (1911) et en Suisse à nouveau (Genève – 1913). Le premier Convent International se tint à Paris du 8 au 15 août 1920; les séances réunirent 70 délégués mandatés par 312 Ateliers répartis entre 25 pays. Durant ce premier Convent International, les bases de la Constitution Internationale seront établies. La déclaration de principes actuelle conserve le même idéal. Le siège de l’Ordre Maçonnique Mixte International «LE DROIT HUMAIN» est à Paris.

Actuellement, l’Ordre Maçonnique Mixte International ” LE DROIT HUMAIN ” regroupe environ 30 000 membres, présents dans plus de 50 pays répartis sur les 5 continents.

 

C) La Fédération Suisse de l’Ordre Maçonnique Mixte International “le Droit Humain”

La Fédération Suisse Suisse témoigne de la plus longue existence de notre obédience l’Ordre Maçonnique Mixte International LE DROIT HUMAIN, hors des frontières de France. Cette existence remonte à 1896 ! Trois ans à peine après la naissance de l’Ordre Maçonnique Mixte International LE DROIT HUMAIN. Cette date correspond à l’allumage des feux, à Zurich, de la Loge « Zu den Eidgenossen » qui porta le n° 9 des Loges de l’Ordre et qui restera active jusqu’en 1905. Cet événement connut des suites inestimables à l’époque car il venait confirmer, pour la première fois, la capacité de notre Franc-Maçonnerie mixte à devenir une obédience internationale.

Puis, 1910 verra la constitution d’un triangle (cercle maçonnique) à Genève qui deviendra en 1913 la Loge « Georges Martin » n° 44. Son premier président fut Johannes Reelfs, né à Amsterdam en 1888, qui s’était installé en Suisse en 1906. Polyglotte, il fut professeur de littérature à l’école de Madame Rollier. Initiée en France en 1910, cette dernière jouera un rôle important dans le développement du «DROIT HUMAIN» en Suisse. Deux autres Loges furent fondées dans le canton de Neuchâtel, et une à Lausanne (1923).

Le climat régnant avant la Deuxième Guerre Mondiale et pendant celle-ci rendit les activités maçonniques plus discrètes. Mais les Loges ne furent point interdites grâce à la décision des citoyens suisses et aux efforts de nombreux maçons de toutes obédiences. La réunion mondiale de l’Ordre Maçonnique Mixte International «LE DROIT HUMAIN» organisée en 1936 à Genève témoigne de cette volonté.

L’après-guerre voit les loges reprendre lentement leurs travaux et, en 1958, la Soeur Irène Marti, déléguée du Suprème Conseil, entame les démarches constitutives de notre fédération. Ce long travail de préparation aboutit le 18 octobre 1981.

De nos jours, la Fédération Suisse compte huit loges symboliques.